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La dépression : comment aider les collègues et amis à la gérer ?

(Cet article fut créé à partir de l’épisode 0040 du podcast « Leaders d’Exception » animé par Dominic Sicotte)

Le rôle de leader est trop souvent rattaché à la capacité à faire adhérer les autres à une opinion ou une vision. Cependant, il convient de rappeler que ça ne se résume pas à cela. L’épisode 39 a d’ailleurs amplement développé la question et mis en avant un autre aspect du leadership.

Un leader est une personne qui aide les autres à se surpasser, qui est à leur côté et non devant eux. Il doit également savoir être à l’écoute des autres, surtout lorsque leur niveau d’énergie est très bas ou lorsqu’ils sont stressés ou déprimer.

En bon leader, vous devez donc pouvoir aider une personne de votre entourage, qu’il s’agisse d’un ami ou d’un collègue, qui est en proie à une dépression. Voici quelques astuces pour reconnaître les signaux d’une dépression et leur apporter des solutions.

Sachez reconnaître la dépression

Il vous sera impossible d’aider une personne qui fait une dépression si vous n’êtes pas capable de reconnaître les signaux. Les signaux d’une dépression, il y en a plusieurs. Cependant, certains passent inaperçus ou ne donnent pas l’air d’annoncer une dépression.

Une personne qui vient en retard au travail plus que de coutume ou qui pose des gestes inhabituels peut être sujette à une dépression. Il en est de même pour une personne qui rentre plus tôt qu’à son accoutumée d’une soirée entre amis ou entre collègues ou qui enchaîne les verres de vin alors que, d’habitude, ce n’est pas un gros buveur.

Ces gestes, bien qu’anodins, sont annonciateurs d’une situation de stress qui affecte la personne qui en victime et baisse son niveau d’énergie. Il est important que vous soyez attentif à ses signes.

N’ayez pas peur de poser des questions

Lorsque vous remarquez qu’un collègue ou qu’un ami présente des signes de dépression, n’hésitez pas à lui poser des questions, en prenant le soin de mettre en avant des éléments factuels. En d’autres termes, basez-vous sur vos constatations et non sur vos perceptions.

Mettre en avant des éléments factuels vous permettra tout de même de confronter votre interlocuteur et de l’emmener à se confier à vous. Il devrait alors pouvoir vous dire ce qui le tracasse et le met dans un tel état. Tout de même, il faudra que votre entrevue se fasse en priver pour qu’il sente en confiance.

Il convient de nuancer la question des éléments factuels, car quelquefois, votre intuition peut vous permettre de déceler la baisse d’énergie d’un proche. L’épisode 0009 vous explique d’ailleurs comment déceler, développer et utiliser votre intuition.

Que vous vous basiez sur un fait tangible ou sur votre intuition, il est essentiel que votre propos n’intègre pas un jugement. Il ne faut pas en effet que la personne se sente jugée.

Prenez le temps d’écouter les réponses

Ce sont à travers les réponses que vous donne votre interlocuteur que vous pourrez lui apporter la solution adaptée. C’est pour cette raison qu’il est important de prendre le temps d’écouter les réponses.

La meilleure manière d’écouter est de reformuler à chaque fois les réponses. Cela s’appelle l’effet miroir. L’intérêt de cette méthode est de vous rassuré d’avoir bien écouté ce que vous dit votre interlocuteur. Mieux encore, celui-ci se sent très écouter et cela ne le met que davantage en confiance.

Parlez le moins possible

La pire des choses à faire lorsque vous êtes en face d’une personne qui déprime est de lui dire des phrases clichées telles que « oublies tout ça, penses à autre chose », « ce n’est pas bien grave », « tout le monde vit ça », « bienvenu dans la réalité », etc.

Il n’est pas non plus question de déballer une expérience personnelle similaire. Généralement, lorsque vous en venez à dire de telles choses, c’est parce que vous ne savez pas quoi dire, parce que la situation vous met mal à l’aise.

Une personne en pleine dépression n’a pas envie de se faire relever par votre levier. Le plus important pour elle est de pouvoir décompresser, en parler, de se libérer de ce qui l’oppresse et de se sentir écouté.

Aussi, s’il vous faut parler, que ça soit beaucoup plus pour vous assurer que vous l’avez bien compris ou pour demander l’avis de votre interlocuteur. Demandez-lui par exemple le changement qu’il aurait voulu voir venir et qui l’aiderait à s’en sortir.

Suggérez des personnes ressources

Si discuter avec un ami ou un collègue en pleine dépression vous permet de vous rendre compte que le mal-être est bien plus profond, vous pouvez vous permettre de lui faire des suggestions.

Demander à un collègue d’aller consulter un proche rendra la suggestion moins dramatique, parce qu’une personne dépressive a beaucoup de mal à s’avouer qu’elle a besoin d’aide. En fonction de la situation, vous verrez quelle personne ressource lui suggérer.

Détendez l’atmosphère

Une personne qui fait une dépression a déjà sa dose de tristesse. Alors, ce n’est pas la peine d’en rajouter. Au contraire, faites-la rire en faisant des blagues ou en racontant une petite anecdote. Ça dédramatisera la situation.

Prenez des nouvelles

Il est important de rappeler votre collègue ou votre ami ou lui laisser des SMS le lendemain pour prendre de ses nouvelles. C’est la preuve que votre séance de discussion n’était pas insignifiante et qu’elle vous tient à cœur.

Ne prenez pas les choses à cœur

Ce serait une grosse erreur de prendre pour vous les problèmes des autres et de vous donner comme mission de les sauver à tout prix. Gardez une distance émotionnelle vis-à-vis de la situation, sinon vous risquez d’être tiré dans le fond en essayant de sauver les autres de la noyade. Si la situation devient trop pesante pour vous, ayez le réflexe de vous confier à quelqu’un à votre tour.

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