Syndrome de l’imposteur : les outils pour le gérer en tout temps

(Cet article fut créé à partir de l’épisode 0055 du podcast « Leaders d’Exception » animé par Dominic Sicotte)

Vous avez probablement déjà connu le syndrome de l’imposteur une fois dans votre vie ou vous êtes actuellement en train de le vivre. Il intervient dans toutes les sphères de votre vie, que ce soit pour donner une conférence, pour présenter un projet à votre supérieur, à vos employés, etc.

Si c’est aussi important d’en parler, c’est parce que le sujet revient de plus en plus comme un défi auquel de nombreuses personnes apprennent à faire face. Des outils pour s’en défaire, il y en existe. Il est davantage question de s’en défaire que de le combattre puisque, vous le savez, ce qu’on combat résiste. L’exercice consiste donc à vous couper de ce syndrome en vous appropriant ces outils et être capable de vous en resservir quand ça arrive à nouveau.

Comment se manifeste le syndrome de l’imposteur ?

Vous êtes peut-être actuellement sujet au syndrome de l’imposteur sans le savoir parce que vous ne savez pas de quoi il s’agit. Généralement, il se manifeste lorsque vous avez votre avis à donner par rapport à une question, que vous devez donner une formation, que vous devez faire une présentation, etc.

Le syndrome de l’imposteur se manifeste par une petite voix intérieure qui vous dit que vous n’êtes pas à la hauteur de l’enjeu, que vous n’êtes pas assez éloquent pour intéresser votre auditoire, que vous n’en connaissez pas assez pour pouvoir former ou coacher d’autres personnes, etc.

Lorsque vous n’avez pas les outils pour faire taire cette petite voix intérieure, elle réussit à vous bloquer, vous faire perdre confiance en vous et vous donner l’impression d’être un imposteur. La conséquence la plus dramatique est que le syndrome de l’imposteur vous fait manquer des opportunités incroyables ou vous fait manquer complètement votre coup.

Comment gérer le syndrome de l’imposteur ?

Au regard de l’impact qu’a le syndrome de l’imposteur sur votre vie, plusieurs étapes sont nécessaires pour que vous soyez capable d’arriver à le contrôler.

Outil n°1 : prenez-en conscience

Vous ne pouvez pas combattre un mal si vous n’êtes pas capable de prendre conscience que vous en êtes atteint. La règle vaut tout autant pour le syndrome de l’imposteur. En effet, vous devriez être capable de reconnaître ce syndrome lorsque celui-ci vous saisit, quel que soit le domaine de votre vie dans lequel il se manifeste.

Cette prise de conscience vous permettra de savoir si vous êtes réellement un imposteur ou si vous ne souffrez que du syndrome. La différence entre les deux est la façon dont vous jouez avec vos limites. En effet, il y a une grande différence entre une personne qui détient des connaissances, sans avoir la technicité, et qui souhaite apprendre des choses à des personnes plus diplômées et une autre qui prétend avoir des connaissances en coaching qu’elle ne détient pas en réalité.

Le fait est que le mot « mentor » ou « coach » est tellement prestigieux que de nombreuses personnes n’hésitent  pas à l’employer, alors qu’en réalité, elles ne fournissent que des services de conseil.

Vous n’êtes pas un imposteur si vous êtes spécialiste d’un domaine inconnu de votre auditoire à qui vous souhaitez l’enseigner.  Par contre, lorsque vous prétendez enseigner à des personnes des choses en dessous de leur niveau de connaissance ; enseignements que vous faites passer comme étant de leur niveau, vous êtes un imposteur.

Dans un cas comme dans l’autre, l’idéal est de connaître la qualité de votre auditoire. Pour cela, définissez leurs besoins.

Outil n°2 : reprogrammez vos pensées

L’une des choses récurrentes avec le syndrome de l’imposteur est qu’il vous pousse à vous comparer aux autres pour faire émerger vos lacunes. Lorsque ça arrive, vous vous répétez que vous n’en connaissez pas assez.

Au lieu de vous répéter cela, dites-vous plutôt que vous en apprendrez tous les jours davantage. En effet, vous n’arriverez jamais à tout connaître dans un domaine donné. Tout ce que vous pourriez faire est d’apprendre tous les jours en permanence.

Focalisez-vous plutôt sur votre envie d’aller plus loin dans votre domaine en vous cultivant incessamment pour faire évoluer vos connaissances. Quoi qu’il en soit, vous ne pouvez pas plaire à tout le monde, car le message que vous avez à passer est singulier.

Outil n°3 : remémorez-vous vos victoires

Lorsque vous êtes en proie au syndrome de l’imposteur, il est aisé d’être en proie à des moments de doute. Lorsque ça vous arrive, remémorez-vous toutes vos victoires, aussi infirmes soient-elles, qu’il s’agisse des commentaires positifs, des retours de personnes ayant suivi vos formations, etc.

Le fait est que ces moments s’accompagnent généralement d’un sentiment d’accomplissement. Puisez donc dans cette source d’énergie positive afin de vous remettre dans les états où vous étiez à votre meilleur niveau.

Rappelez-vous aussi les fois où vous avez réussi à accomplir quelque chose en dépit de la peur qui vous tenaillait. Ça vous permettra de reprendre confiance en vous.

Outil n°4 : augmentez votre niveau d’exigence

Le syndrome de l’imposteur vous pousse généralement à revoir  à la baisse vos attentes ou celles de votre audience. Le but de la manœuvre est de fournir une prestation inférieure à votre réel niveau de compétences dans le but de vous assurer de dépasser les attentes.

Cette solution pourrait peut-être fonctionner sur le moment, mais sachez que c’est la pire des décisions que vous pourriez prendre. Cela, pour la simple raison que ça ne vous fera pas avancer.

Aussi, au lieu de l’abaisser, revoyez à la hausse vos attentes. Donnez-vous cette pression, cette adrénaline sans trop en faire. Vous êtes toujours plus capable que ce que vous pensez. Pour y arriver, pratiquez la visualisation. Lorsque vous vous visualisez en train de faire quelque chose, c’est toujours plus facile de le faire.

Outil n°5 : apprenez à apprécier la défaite

Très souvent, le syndrome de l’imposteur cache la peur de ne pas réussir. L’une des meilleures façons de vous défaire de cette peur est d’apprendre à apprécier la défaite. Intégrez dès à présent que les défaites amènent au succès.

Même si vous avez ce sentiment de ne pas être à la hauteur, foncez quand même. Vous apprendrez tellement à vous tromper ; vous apprendrez surtout à surmonter vos peurs. Votre plus grande inquiétude est généralement de savoir ce que les autres penseront de vous.

Si les autres se sont déplacés  pour suivre vos formations ou qu’ils lisent vos livres, c’est parce qu’ils sont convaincus qu’ils ont quelque chose à apprendre de vous.  Ils sont là pour les bonnes raisons. Aussi,  la crainte ne vient pas d’eux, mais plutôt de vous-même et c’est un mécanisme de défense du syndrome de l’imposteur.

Outil n°6 : concentrez-vous sur le message à passer

Dans le même temps, cette nervosité vous force à vous concentrer sur votre personne et pas assez sur le message que vous voulez passer.  Une fois que vous avez ramené la balle à terre, demandez-vous quel est le message à faire passer.

En d’autres termes, demandez-vous ce que vous voulez que les gens retiennent de votre intervention. De cette façon, vous avez beau avoir conscience que vous devriez faire face à un défi, tout ne se concentrera pas sur le « moi », mais beaucoup plus sur ce que vous avez à donner.

Vous arriverez ainsi à vous oublier et par ricochet à oublier les sentiments que suscite en vous le syndrome de l’imposteur.

Outil n°7 : exposez-vous

Tant que vous n’osez pas sauter vos propres barrières pour aller explorer ce qu’il y a au-delà de la peur, vous ne saurez jamais. En même temps, c’est la meilleure façon de définir votre audience grâce à la finesse de votre message.

Vous devez donc combattre la peur par l’action. Le temps que vous mettez à entrer en action est proportionnel à la grandeur de la peur. Plus vous prenez du temps à entrer en action et plus la peur grandit, plus elle s’installe.

Outil n°8 : entourez-vous de personnes positives

Un vrai mentor, un vrai coach vous feront réaliser que vous êtes à la hauteur ; que vous êtes à la bonne place, avec le bon message. Le syndrome de l’imposteur disparaitra instantanément.

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